des inondations à Ghardaia

des inondations à Ghardaia
Des crues de l'oued M'zab font 33 morts et 48 blessés : Aïd de deuil à Ghardaïa
Totalement inondée, la vallée du M'zab, à Ghardaïa, n'est aujourd'hui que ruines et désolation. Vingt minutes seulement ont suffi aux pluies diluviennes de mercredi dernier, premier jour de la fête de l'Aïd, pour transformer toute la palmeraie étalée sur huit communes (Ghardaïa, Bounoura, El Atteuf, Daia, Guerrara, Berriane, Sebseb et Metlili) en une ville flottant sur une eau boueuse. Tout s'est passé tellement vite que personne n'a pu réaliser l'étendue et l'importance des dégâts occasionnés. Des maisons effondrées sur leurs habitants, des dizaines de véhicules emportés par la violence des eaux avant d'être engloutis par la boue entassés l'un sur l'autre sur une hauteur d'au moins trois mètres, des arbres arrachés, des poteaux électriques ensevelis, des cadavres de moutons, de chèvres et de baudets flottant et des montagnes de boue obstruant la quasi-totalité des ruelles.


Pieds nus, jeunes, enfants et vieux, le corps recouvert de terre, tentent avec des moyens dérisoires de sauver le peu qui reste de leurs maisons inondées. La pluie torrentielle a gâché le plaisir de la fête de l'Aïd. Elle les a surpris dans leur sommeil, vers 6h de la matinée du 1er octobre, pour transformer la joie de cette journée en deuil. Le bilan des morts est lourd et risque même d'être encore plus lourd vu le nombre des personnes portées disparues et qui serait, selon la population, entre 40 et 50. Le plan Orsec (organisation des secours) n'a pas fonctionné. Encore une fois, les nombreuses leçons des catastrophes naturelles n'ont pas été retenues. La population a été isolée et la machine devant être mise en branle en pareil cas n'a pas fonctionné.

Terrorisés, les citoyens ont été mis à rude épreuve une seconde fois, jeudi en fin de journée. Des rumeurs sur une autre inondation a provoqué une véritable panique. Des gens affolés courraient dans tous les sens, créant un mouvement de foule effarant. Certains, leurs enfants dans les bras, fonçaient vers les hauteurs ; d'autres, hébétés, ne sachant plus quoi faire, ne voulaient plus quitter la rue. Une véritable psychose s'est installée à Ghardaïa. Les disparus sont, selon les témoignages recueillis sur place, très nombreux, mais impossible à identifier. « De nombreux ouvriers qui travaillent à la palmeraie ne sont pas de la région. Ils ne sont pas partis chez eux à la veille de l'Aïd et aucun n'a réapparu », déclare un membre des associations de l'Oasis. Il affirme que parmi ces ouvriers se trouvent même des ressortissants africains, ce qui, selon lui, rend très difficile le recensement des disparus.

Dans la région d'Al Ghaba (« la forêt », en référence à la palmeraie), située à quelques kilomètres de la ville de Ghardaïa, c'est l'hécatombe. Deux quartiers, Takdet et Bouchendjel, ne sont que ruines. Le niveau de l'eau atteint près de six mètres par endroits. Des dizaines de véhicules sont embourbés, alors que de nombreuses maisons ont disparu. Certains puits ont éclaté, emportant les habitations voisines. « Cela fait déjà trois jours et 200 à 300 familles sont encore isolées, sans eau et sans nourriture. Elles ont tout perdu. Certaines n'ont rien mangé depuis le dernier jour du mois de Ramadhan. Nous avons sauvé nos rescapés avec nos propres moyens. A ce jour, aucune autorité n'est venue s'enquérir de notre sort. L'hélicoptère est passé tellement bas sur nos têtes qu'il a provoqué l'effondrement des quelques maisons qui étaient encore debout. Si au moins ils ont fait le geste de secourir nos frères qui étaient sur leurs terrasses », s'écrie un sexagénaire en colère. Il raconte avoir eu la chance de sauver ses sept enfants et sa femme en les faisant grimper un à un sur un palmier. « Dès que je me suis accroché, en dernier, à l'arbre, notre maison s'est affaissée comme un château de sable », dit-il, la gorge nouée. « Trois agents de la Protection civile sont venus le deuxième jour, mais ils avaient uniquement des cordes. Comment peuvent-ils apporter un quelconque secours avec des cordes seulement ? Il y a certainement de nombreuses personnes ensevelies sous la boue, est-ce avec les cordes que l'on va les déterrer ? Nous voulons juste des moyens matériels pour enlever la boue et retrouver les disparus », lance Mohamed, un père de famille qui a perdu deux de ses fils. L'odeur de décomposition agresse les narines et s'accentue au fur et à mesure que l'on s'approche des maisons effondrées. Un cadavre de baudet sur lequel se trouvent deux autres de chèvres sont recouverts de mouches. Un peu plus loin, une dizaine de cadavres de moutons et de chèvres, recouverts d'une poudre blanche, sont éparpillés à quelques mètres des habitations. Salim, un jeune volontaire, n'arrive plus à contenir sa colère.

« Nous n'avons eu que des promesses. Ils disent qu'une aide suffisante est arrivée à Ghardaïa, mais nous n'avons rien reçu à ce jour. Nous risquons toutes les épidémies possibles parce que nous n'avons plus d'eau potable depuis trois jours et l'eau qui est dans les puits doit être contaminée du fait des inondations. La population est privée de tout. Elle n'a rien à manger, ni où dormir. C'est la désolation totale et personne n'est venu la réconforter. Tout le monde est au bord de l'explosion. S'il n'y avait pas la solidarité des familles, nos enfants en bas âge et nos malades seraient déjà dans un état critique », indique-t-il, avant d'être interrompu par un petit garçon. « Il cherche ses deux frères depuis trois jours. Ils sont âges de 8 et 14 ans. Personne ne les a retrouvés depuis mercredi. Leur maison a été totalement arrachée », nous explique-t-il. Il nous emmène voir dans quel état se trouve le vieux quartier de Takdet, sinistré à plus de 80%. La majorité des maisons a été ensevelie par la boue et le système ancestral d'irrigation de la palmeraie, tisambad, traversant l'ensemble de ses ruelles, a été lourdement affecté. Les petites murailles qui laissent passer l'eau, selon la superficie à irriguer, sont pour la plupart détruites. Le spectacle est chaotique. Par endroits, la boue a atteint plus d'un mètre de hauteur.

« Ils disent qu'il y a une centaine de sinistrés. C'est faux. Il y a au moins 3000 familles qui ont tout perdu et les morts ont dû dépasser la cinquantaine. Il y a eu 22 morts uniquement à la palmeraie, 12 autres à Babasaâd et beaucoup plus à Metlili et El Atteuf... Comment ont-ils compté alors 31 ? », se demande Fekhar Cheikh Ammi Brahim, élu de l'APC de Ghardaïa. Depuis trois jours, il tente avec un groupe de volontaires de collecter les aides pour les acheminer vers les sinistrés, dont des femmes et des enfants ont été regroupés dans une école coranique, à Boulenouar. Selon lui, la population est totalement abandonnée à son triste sort. « Nous avons sauvé nos proches et familles avec nos propres moyens. Aucune autorité ne nous a aidés. La Protection civile est dépassée. Ce n'est qu'aujourd'hui (hier) que trois agents avec des chiens ont été dépêchés. Que peut-on faire avec trois chiens seulement ? Où sont les moyens de l'Etat ? Ils montrent des images à la télévision en disant que tout a été mis en place et que la situation est maîtrisée. Comment peuvent-ils mentir de la sorte ? Regardez l'état de désespoir dans lequel se trouvent les sinistrés. Ils sont tous en colère et il suffit d'un rien pour qu'ils occupent la rue. Nous essayons de les calmer mais jusqu'à quand ? Il faut briser l'isolement autour d'eux pour les aider à surmonter cette tragédie », lance l'élu. Nous laissons la région d'Al Ghaba pour rejoindre Babasaâd, à l'entrée de la ville de Ghardaïa. Totalement dévasté, ce vieux quartier a dû faire face à la furie des eaux les plus violentes au vu des rideaux de magasins défoncés, des murs éventrés et des véhicules traînés sur plusieurs centaines de mètres et des facades lézardées. Adultes et enfants s'attèlent à vider les sous-sol inondés de leurs maisons. « Toutes ces pompes appartiennent à des privés. Nous n'avons rien eu de l'Etat, il est totalement absent. Nous sommes livrés à nos malheurs comme cela a toujours été le cas », déclare, la gorge serrée, un père de famille qui a perdu deux de ses enfants, âgés de 4 et 2 ans. « Je n'arrive pas à croire que j'ai perdu mes enfants. Je n'ai pas pu les sauver. Ils ont été écrasés par le poids des murs arrachés par les eaux », raconte notre interlocuteur. Des dizaines de jeunes, pelles à la main, s'attellent à enlever la boue qui ruisselle encore et donne l'impression qu'il s'agit de ruisseaux et non pas des ruelles d'un vieux quartier mozabite. Quelques privés acheminent des fardeaux d'eau potable, des couvertures, des dattes, lait et biscuits aux familles sinistrées. Depuis mercredi dernier la ville est paralysée. Aucun magasin n'a ouvert, privant ainsi la population du plus nécessaire, c'est-à-dire le pain, le lait et l'eau. Le réseau électrique, reste coupé dans les quartiers sinistrés, alors qu'il a été rétabli dans d'autres. Le réseau de télécommunication reste lui paralysé, exception faite pour la téléphonie mobile, qui même encombrée, a commencé à fonctionner dès jeudi en fin de journée. Le pont qui enjambe l'oued M'zab au niveau de la ville de Ghardaia, a été rouvert à la circulation automobile, mais de nombreux quartiers sont encore inondés et ne peuvent être joint qu'à l'aide des quelques pneumatiques (zodiaques) ramenés par la Protection civile.



# Posté le samedi 04 octobre 2008 03:51

les phénomènes météorologiques extrèmes

les phénomènes météorologiques extrèmes
Dans le passé récent, des événements météorologiques extrêmes ont provoqué d'énormes dégâts dans notre région. L'impression domine que ces événements n'ont jamais été aussi exceptionnels et destructeurs qu'aujourd'hui. Ce jugement n'est-il que subjectif ou sommes-nous vraiment exposés à des dangers naturels toujours plus graves, conséquences des changements climatiques?

Les événements extrêmes – par exemple la canicule et la sécheresse de 2003 – sont des événements météorologiques et naturels qui s'écartent fortement d'une moyenne à long terme. Au fil des millénaires, ils ont façonné nos paysages et donné à nos vallées et cours d'eau leur aspect caractéristique. Ce processus profondément marqué par les événements extrêmes n'est nullement achevé.

Un changement de la température moyenne à long terme ne déclenche pas des événements isolés, mais modifie à la longue la fréquence et l'intensité d'événements extrêmes.

La température moyenne continuant d'augmenter, des vagues de chaleur de plusieurs semaines, comme celle de l'été 2003, qui sont perçues aujourd'hui comme exceptionnelles, pourraient par exemple se présenter plus souvent et devenir même normales à terme .
Au vu des changements qui se dessinent, le GIEC recommande d'adapter périodiquement les scénarios de menaces et de risques et les objectifs de protection aux conditions et de rechercher les mesures et solutions les plus flexibles possible. C'est particulièrement le cas avec les fortes précipitations et les inondations qui en résultent, les glissements de terrain, les vagues de chaleur et le permafrost, étant donné qu'il est possible de fournir des données qualitatives sur l'évolution future de ces phénomènes. Bien qu'un lien direct entre événements extrêmes et changements climatiques soit difficile à démontrer, on dispose d'un savoir suffisant pour prendre des mesures.
Il existe différentes notions pour qualifier et quantifier les événements météorologiques extrêmes :

• Tendances sur les séries observées ou simulées de phénomènes à l'échelle journalière et avec une période de retour inférieure à un an (en tant qu'indicateurs des extrêmes)

• Un événement extrême est un événement rare.

• Un événement extrême est un événement intense.

• Un événement extrême est un événement qui provoque des dégâts.

# Posté le mercredi 19 mars 2008 04:11

les energies renouvelables

les energies renouvelables
Nous sommes tous appelés à reconsidérer la part des énergies renouvelables dans notre consommation d'énergie; non parce que nous sommes consommateurs ou avides de faire des économies, mais parce que l'exploitation des énergies renouvelables ne se fera pas sans l'accroissement de la production locale des énergies et de leurs diversifications.

Se prononcer en faveur d'une énergie durable relève aujourd'hui d'une suite d'aménagements aisément réalisables par tout citoyen soucieux de respecter son environnement. Ceux-ci sont facilités par des incitations fiscales et des filières professionnelles maintenant bien au fait des préoccupations de chacun.

Le soleil, l'eau, le vent, le bois et les autres produits végétaux sont autant de ressources naturelles capables de générer de l'énergie grâce aux technologies développées par les hommes. Leur relatif faible impact sur l'environnement et sur le réchauffement planétaire en fait des énergies d'avenir face au problème de la gestion des déchets du nucléaire et aux émissions de gaz à effet de serre. Les énergies renouvelables représentent par ailleurs une chance pour plus de 2 milliards de personnes isolées d'accéder enfin à l'électricité. Ces atouts, alliés à des technologies de plus en plus performantes, favorisent le développement des énergies renouvelables mais de manière encore très inégale selon le type de ressources considérées. La consommation d'énergie ne cessant d'augmenter, il semble néanmoins peu probable que les énergies renouvelables remplacent les autres ressources énergétiques dans un avenir proche. Aussi est-il important que chacun de nous surveille au plus près sa propre consommation d'énergie.


que chaqu'un de nous aujourd'hui met dans sa tete que l'energie renouvelable, certe ne peut pas arreter le réchauffement climatique, peut le réduire et le limiter.
ensemble pour que l'energie renouvelable deviendra une alternative.

# Posté le vendredi 14 mars 2008 04:39

les gaz à effet de serre

les gaz à effet de serre
Les sources de gaz à effet de serre (GES) :
Pendant des milliers d'années, les concentrations atmosphériques des gaz à effet de serre, dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d'azote, ont oscillé périodiquement, entre des valeurs relativement stables. Depuis 400 000 ans, la concentration en CO2 a oscillé entre 180 et 280 ppmv ; celle du méthane, entre 0.35 ppmv et 0.8 ppmv ; celle du protoxyde d'azote, entre 0.260 et 0.270 ppmv. Mais depuis 150 ans environ (époque de la révolution industrielle), ces concentrations ont nettement augmenté : près de 30% d'augmentation pour le CO2, qui est passé de 280 ppmv en moyenne sur les siècles précédents à plus de 360 ppmv aujourd'hui. Le taux naturel maximum de concentration du CO2 a été largement dépassé. Plus encore pour le méthane, avec une concentration multipliée par plus de 2.5, et qui atteint aujourd'hui 1.7 ppmv. Enfin, la concentration en protoxyde d'azote a gagné 20% environ sur la même période. Il faut ajouter à cela l'apparition, depuis une cinquantaine d'années, de GES d'origine exclusivement humaine, hydrofluorocarbures, hydrocarbures perfluorés ou hexaflurorue de soufre.

L'étude des climats passés montre que la température moyenne de la surface terrestre oscille selon des rythmes lents et plus ou moins réguliers. Cependant, depuis 1860, la température moyenne de la terre s'est élevée de 0.6 degrés environ. Plus que par son ampleur, c'est la vitesse d'un tel réchauffement qui constitue un fait nouveau.

Un consensus est désormais établi au sein de la communauté scientifique, selon lequel le réchauffement global observé serait imputable à l'augmentation des GES dans l'atmosphère. Dans son dernier rapport, le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Paris, février 2007, Bruxelles, avril 2007) prévoit pour le siècle prochain une élévation de température comprise entre 1,4 et 5,8° C. De grandes incertitudes subsistent et les modèles de simulation du climat ne peuvent prévoir avec une fiabilité suffisante les conséquences exactes. A cela s'ajoute l'incertitude sur le rythme et l'ampleur des émissions futures de gaz à effet de serre.

# Posté le mardi 04 mars 2008 04:41

changemnet climatique

changemnet climatique
le changemnt climatique est un phénomene mondial qui menace la vie sur terre. tout le monde est concerné par ce probleme major, mais esque les gens assimulent l'ampleur de ce phénomène? esque les états mettent les moyens nécessaires pour lui faire face?
nous sommes résponsable devant les futures générations. nous avons hérité cette terre des générations précidentes intacte et nous devont la laiser intacte pour l'avenir.
sachiez vous que un petit geste de rien de tout peut réduire l'ampleur de ce phénomène?
les gazs à effet de serre sont en augmentation permannate, et les pays développés ne voulent pas les réduire.
alors eteingez vos lampes surplus la nuit, utilisez les energies renouvelabes. un petit geste qui ne coute rien mais qui a un effet important sur les impacts de changement climatique.

le changement climatique arretons le avant avant qu'il arrete nos vies

# Posté le vendredi 29 février 2008 10:53